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Rester à la maison ou reprendre le boulot?

4 Juin

sb10065365d-006, Peter Dazeley /Photographer's ChoiceDécidément, le sujet est dans l’air. Une lettre ouverte bien triste d’une maman qui est restée à la maison durant 22 ans a déclenché tout un débat sur Cyberpresse cette semaine. Grosso modo, elle mentionnait avoir eu énormément de difficulté à se faire une place sur le marché du travail après l’avoir déserté si longtemps. Elle explique comment ses 22 années à avoir été pédagogue, infirmière, comptable, psychologue, cuisinière et ménagère à temps-plein, ne sont pas reconnues par les employeurs et la société en général.

 À la suite de cette missive, largement relayée sur le Web, on s’est demandé si l’État ne devait pas aider les familles dont un conjoint reste au bercail pour s’occuper des enfants.  La question a évidement soulevé les passions et ouvert un débat particulièrement intéressant. Je m’arrête tout de suite sur ce sujet et  vous laisse le plaisir de consulter la lettre très touchante de cette dame ICI et le débat qu’elle a engendré sur . Mais avant que vous ne quittiez cette page, je voudrais partager avec vous le dilemme qui m’habite depuis quelques mois et qui a été ravivé par le débat et aussi en lisant le billet de Maman à Bord.

Voilà bientôt 2 ans que je suis à la maison avec mon adoré. Deux ans que je vis à un autre rythme. Deux ans que je ne suis pas pressée le matin, que je peux faire mes courses en plein milieu de semaine, que je mange des repas-maisons cuisinés avec amour. Deux ans que lorsque mon homme arrive à 17h, tout est prêt pour que nous puissions passer un moment familial de qualité et une soirée sans nous stresser. Deux ans à ne pas être prise dans la routine métro-boulot-dodo, la semaine et la routine ménage-marché-popote, les weekends. Deux ans pendant lesquels j’ai pris le temps de voir mon fils se développer et m’émerveiller.

Mais voilà, malgré tous les avantages d’être à la maison, j’ai quand même très, très hâte de retourner sur le marché du travail. Hâte de pouvoir me définir par d’autres qualificatifs qu’amoureuse et mère. Hâte de vivre autre chose que la maternité. Hâte de m’habiller en autre chose que du linge-mou ;-). Et surtout hâte de  pouvoir augmenter nos revenus et ainsi nous offrir la maison de nos rêves.

Hélas, je ne me fais pas de films. J’ai conscience que la conciliation travail-famille est essouflante et que plusieurs y laissent leur peau. Je réalise que nos soirées seront beaucoup moins harmonieuses et nos weekends plus occupés.

C’est pourquoi j’hésite.

Rester à la maison une année de plus ou reprendre le boulot en septembre ?  Telle est la question et entre les deux options, ma tête et mon coeur balancent.

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Pourquoi il y a t-il autant de tabous reliés à la maternité ?

2 Mar

J’écris moins souvent ces temps-ci. En fait, j’écris aussi souvent mais je ne termine pas autant de billets. J’ai au moins 10 brouillons qui attendent patiemment. Généralement, je débute ma journée avec des idées pleines la tête…ça me vient d’une page d’un quotidien, d’une conversation avec une amie ou d’un moment vécu avec mon garçon.  Puis, la journée se déroule à la vitesse V et quand je me pose enfin devant mon écran il est 22h. Les idées à cette heure-là sont beaucoup moins claires et les billets moins justes, c’est évident. Alors je les stocke en espérant avoir un jour un peu plus de temps.

Ceci dit, ce soir c’est le texte de la Marâtre Joyeuse qui m’amène devant cette page blanche. Elle y dévoile sa dépression post-partum avec une simplicité désarmante.  Son propos m’a rappelé combien nombreux sont les sujets tabous en ce qui concerne la maternité. Il y a tellement de sujets dont on évite de parler entre-nous. Au lieu de cela, on préfère faire l’étalage des derniers développements moteurs  et cognitifs de notre progéniture, on parle de nos plans de rénovations ou de voyages. On arbore notre plus beau sourire lors des rencontres entre amis et espérons faire la démonstration de notre parfait contrôle des événements. Après tout, être maman c’est tellement naturel… surtout lorsqu’on souhaitait le devenir depuis si  longtemps.

Sans blague, la maternité c’est l’aventure la plus magnifique et aussi la plus difficile qu’il m’ait été donné de vivre. C’est ça la réalité.

C’est navrant qu’aujourd’hui, en 2011, qu’ il y ait autant de tabous sur la dépression post-partum, l’allaitement ou plutôt le non-allaitement, le co-dodo, le burn out, les difficultés à concilier le travail et la famille, les problèmes de santé, Les problèmes de couple à l’arrivée de poupon…

Bien-sûr on ne partage  pas toutes les mêmes défis et on peut ne pas se reconnaître dans ce que vivent les autres. Mais, il me semble que ça serait plus simple si, de temps en temps, on pouvait faire tomber les tabous pour obtenir l’aide dont on a besoin. 

C’est peut-être la peur du jugement d’autrui qui amène à se taire et faire semblant. J’en sais rien. Mais je suis persuadée que des billets comme celui de la Marâtre sont vraiment utiles et font un bien fou à celles qui vivent les mêmes expériences.

Quelles résolutions pour 2011 ?

21 Déc

« C’est un peu tôt, on a même pas encore survécue à tous les party de Noël », vous pensez tout bas ! Oui, c’est vrai, mais c’est la question que La Mère blogue posait aujourd’hui, alors je me suis mise à réfléchir à mes résolutions de 2011 en constatant que la liste est beaucoup plus courte que je pensais. Lire la suite

La séparation a t-elle un si grand impact sur les poupons ?

17 Déc

Chéri et moi c’est l’amour passion depuis maintenant cinq ans. Malgré ce facteur, l’arrivée de bébé a été comme une onde choc. Un choc positif certes, mais un choc quand même. Ça nous a demandé toute une réadaptation ; une nouvelle façon de séparer les tâches, de communiquer, de se divertir, de vivre notre intimité… Aujourd’hui, 1 an et demi plus tard, on semble s’être crée de nouveaux repères et voguer allègrement dans notre nouvelle réalité de parents.

L’expérience a été différente pour ma copine M qui s’est séparée de son conjoint lorsque son garçon avait à peine 2 ans. Lire la suite

Féministe vs maman à la maison?

9 Déc

« Qu’on ne m’accuse surtout pas de tenir une position antiféministe, je suis féministe et le serai toujours. Je me questionne simplement à propos d’un mouvement qui  ne s’inquiète pas beaucoup de l’épanouissement des mères parce qu’à leurs yeux, dans le mot mère, il y a le mot piège ».  Nathalie Collard

Un extrait de l’excellent essai de la journaliste et du Dr Jean-François Chicoine intitulé le Bébé et l’eau du bain.

Je me suis tellement reconnue dans cette phrase.

Il y a quelques semaines, chéri et moi avons décidé de la prolongation de mon congé de maternité… J’avoue que c’est la phrase que j’utilise car ça passe mieux aux oreilles de mes anciennes collègues, de nos amis et certains membres de nos familles. Mais dans les faits, nous avons décidé qu’il était préférable que je reste à la maison au moins les deux premières années de notre fils.

La décision a été très facile à prendre devant la pénurie de garderies décentes. Je ne m’imaginais pas le laisser 50h par semaine dans un endroit plus ou moins reconnue par l’État avec des éducatrices qui ont peu ou pas de formation en puériculture. Donc, le choix s’est imposé de lui-même.

Ce que je trouve ardu, c’est la suite des choses… Je réalise que je suis dorénavant la mère qu’à l’époque je regardais avec « pitié ». Celle qui se promenait avec un jean défraîchie, un t-shirt déformé et les cheveux qui aurait grandement besoin d’une coupe. Cette femme au foyer qui vie à un rythme d’une autre époque, qui passe la majeure partie de son temps à cuisiner et nettoyer…Bon je caricature, je sais, mais vous conviendrez avec moi qu’à moins d’avoir une nanny et le temps d’aller se prélasser au spa  toute la journée, être maman à la maison c’est,  a priori, pas très glamour! Lire la suite

C’est pas le coup de foudre avec votre nouveau-né ?

5 Déc

Il est 21h passé et je suis complètement crevée. Ce soir, après avoir discuté avec une amie qui vient d’accoucher, j’ai eu envie d’écrire sur le principe « d’attachement » entre la mère et son nouveau-né… mais honnêtement mes neurones ne me le permettent plus à cette heure, cependant, ce n’est que partie remise. 

En entendant, je vous propose de vous re-diriger vers le texte d’une blogueuse qui vous permettra de déculpabiliser si quelques semaines après votre accouchement vous réalisez que vous n’êtes pas au 7e ciel comme vous l’avez si souvent imaginé lors de votre grossesse. L’extase tant attendu est remplacé par de la fatigue chronique, des moments d’inquiétude, une lassitude taboue…

Pas de stress …c’est TEMPORAIRE et beaucoup plus commun qu’on ne l’imagine.

Voici un extrait du texte en question :

« Et bien, le buzz de la nouveauté s’est dissipé et je comprends maintenant toute la portée du mot “abnégation”. Sans blague, c’est fucking exigeant s’occuper d’un bébé tout neuf, complètement dépendant de toi. C’est probablement la chose la plus difficile que j’ai eu à faire. Des fois, je me sens sur une job de gardiennage éternelle et bénévole où les parents auraient oublié de revenir. C’est cliché mais tu donnes, tu donnes, tu donnes, sans rien recevoir en retour. OK elle sourit quelque fois, elle fait des drôles de sons, ça fait du bien… mais ça compte même pas: elle le fait pas consciemment!  »

Pour la suite c’est par ICI.

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