Tag Archives: Maternité

Pourquoi il y a t-il autant de tabous reliés à la maternité ?

2 Mar

J’écris moins souvent ces temps-ci. En fait, j’écris aussi souvent mais je ne termine pas autant de billets. J’ai au moins 10 brouillons qui attendent patiemment. Généralement, je débute ma journée avec des idées pleines la tête…ça me vient d’une page d’un quotidien, d’une conversation avec une amie ou d’un moment vécu avec mon garçon.  Puis, la journée se déroule à la vitesse V et quand je me pose enfin devant mon écran il est 22h. Les idées à cette heure-là sont beaucoup moins claires et les billets moins justes, c’est évident. Alors je les stocke en espérant avoir un jour un peu plus de temps.

Ceci dit, ce soir c’est le texte de la Marâtre Joyeuse qui m’amène devant cette page blanche. Elle y dévoile sa dépression post-partum avec une simplicité désarmante.  Son propos m’a rappelé combien nombreux sont les sujets tabous en ce qui concerne la maternité. Il y a tellement de sujets dont on évite de parler entre-nous. Au lieu de cela, on préfère faire l’étalage des derniers développements moteurs  et cognitifs de notre progéniture, on parle de nos plans de rénovations ou de voyages. On arbore notre plus beau sourire lors des rencontres entre amis et espérons faire la démonstration de notre parfait contrôle des événements. Après tout, être maman c’est tellement naturel… surtout lorsqu’on souhaitait le devenir depuis si  longtemps.

Sans blague, la maternité c’est l’aventure la plus magnifique et aussi la plus difficile qu’il m’ait été donné de vivre. C’est ça la réalité.

C’est navrant qu’aujourd’hui, en 2011, qu’ il y ait autant de tabous sur la dépression post-partum, l’allaitement ou plutôt le non-allaitement, le co-dodo, le burn out, les difficultés à concilier le travail et la famille, les problèmes de santé, Les problèmes de couple à l’arrivée de poupon…

Bien-sûr on ne partage  pas toutes les mêmes défis et on peut ne pas se reconnaître dans ce que vivent les autres. Mais, il me semble que ça serait plus simple si, de temps en temps, on pouvait faire tomber les tabous pour obtenir l’aide dont on a besoin. 

C’est peut-être la peur du jugement d’autrui qui amène à se taire et faire semblant. J’en sais rien. Mais je suis persuadée que des billets comme celui de la Marâtre sont vraiment utiles et font un bien fou à celles qui vivent les mêmes expériences.

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Comment se vit la maternité à l’heure du 2.0?

3 Fév

« Les temps changent mais nous restons les mêmes. »  Je ne me souviens pas d’où me vient cette phrase, mais elle me revient souvent à l’esprit. Les époques se succèdent, les technologies évoluent mais les besoins fondamentaux humains sont eux immuables.

Prenons le cas de la maternité, par exemple. De tous les temps et de toutes les cultures, les femmes passaient leurs journées ensemble pour vaquer à leurs occupations. Selon les pays et les périodes,  elles se retrouvaient ensemble au champs, au marché, à la rivière pour laver le linge ou à l’église.  Elles profitaient de cette proximité pour échanger, discuter, apprendre les unes des autres. Plus récemment, les maisons multi-générationnelles et les familles élargies assuraient aussi cette proximité et ces relations.

Aujourd’hui, à l’heure de l’individualisme suprême et aussi à une époque où nous n’avons pas beaucoup de temps pour voir la famille et encore moins les amis, sommes-nous plus isolées ?  Maintenant, que nous sommes émancipées et maîtresses de nos destins, avons-nous encore autant besoin les unes-des-autres pour passer à travers cette aventure qu’est la maternité ? Après tout, contrairement à nos prédécesseurs, nous avons des électroménagers qui font le travail pour nous, donc plus besoin d’aide à ce niveau-là. Nous avons aussi accès à des psy, coachs de vie, travailleurs sociaux et autres professionnels que l’on paient grassement pour nous écouter et prodiguer des conseils. Alors, avons-nous encore besoin les-unes-des-autres ? Lire la suite

Etre ou ne pas être efficace: Est-ce vraiment la question?

15 Jan

Comme je le mentionnais dans ce billet précédent, j’ai « prolongé » mon congé de maternité d’un an. Ce qui veut dire que je suis présentement officiellement une femme au foyer. Drôle de terme tout de même, faudrait repenser ce titre, un peu réducteur…

Toujours est-il qu’étant à la maison avec un bébé de 18 mois à temps-plein, ça laisse souvent une impression erronée d’immobilisme. Immobilisme, parce que j’ai beau courir toute la journée, il y a toujours des tâches ménagères inachevées ; de la vaisselle sale, des brassées à laver, du courrier à trier…la liste est longue. Ça me laisse souvent un arrière goût d’inefficacité. Immobilisme aussi parce que quand je sors de ma bulle et m’aventure dans de trop rares 5 @ 7, je réalise que c’est difficile de me situer socialement. Je suis considérée comme étant à l’arrêt. Immobile ? Et pourtant, je passe mes journées, à jouer, encourager, dessiner, cuisiner, planifier, soigner, lire, réfléchir, materner… j’accomplis tous les jours une tonne de tâches immatérielles qui se comptabilisent difficilement.

C’est la lecture d’un billet de Maman à bord (que je vous invite à lire),  une blogueuse qui a mis sa carrière en veilleuse pour élever ses trois enfants, qui m’a fait réaliser que c’est la notion d’efficacité qu’il faut revoir.  Redéfinir ses priorités. Que le salon ait l’air d’un champs de bataille en fin de journée ou pas, ça n’aura aucune importance dans quelques années. Mais, tout ce que j’apprends à mon fils et les moments uniques qu’on passent ensemble cimentent notre relation d’autant plus que ses repères dans la vie. 

Être ou ne pas être efficace ? Tout dépend de qu’on entend par efficacité. Petit exercice : si le sentiment d’inefficacité vous envahie, pourquoi ne pas noter ce que vous faites dans une journée, vous seriez surprise du nombre de choses essentielles que vous accomplissez.

Les chinoises de meilleures mères ?

13 Jan

Les mères chinoises sont apparemment supérieures aux mères occidentales. C’est ce que prétend Amy Chua, auteure du controversé essai intitulé « Why Chineses Mothers are Superior ».  Les propos de cette dame font évidemment grand fracas sur le Web, notamment sur Cyberpresse chez la Mère blogue. En résumé, Chua prétend que les mères occidentales sont trop molles avec leurs enfants et qu’en craignant de détruire la confiance en soi de leurs rejetons, elles finissent par en faire des enfants-rois et paresseux…pour ne pas dire médiocres.  Alors, qu’en étant hyper strictes, en exigeant que des A et en coupant dans les sorties et les jeux vidéo, les chinoises poussent leurs enfants vers la voie de la discipline et de la réussite. Lire la suite

Quelles résolutions pour 2011 ?

21 Déc

« C’est un peu tôt, on a même pas encore survécue à tous les party de Noël », vous pensez tout bas ! Oui, c’est vrai, mais c’est la question que La Mère blogue posait aujourd’hui, alors je me suis mise à réfléchir à mes résolutions de 2011 en constatant que la liste est beaucoup plus courte que je pensais. Lire la suite

Féministe vs maman à la maison?

9 Déc

« Qu’on ne m’accuse surtout pas de tenir une position antiféministe, je suis féministe et le serai toujours. Je me questionne simplement à propos d’un mouvement qui  ne s’inquiète pas beaucoup de l’épanouissement des mères parce qu’à leurs yeux, dans le mot mère, il y a le mot piège ».  Nathalie Collard

Un extrait de l’excellent essai de la journaliste et du Dr Jean-François Chicoine intitulé le Bébé et l’eau du bain.

Je me suis tellement reconnue dans cette phrase.

Il y a quelques semaines, chéri et moi avons décidé de la prolongation de mon congé de maternité… J’avoue que c’est la phrase que j’utilise car ça passe mieux aux oreilles de mes anciennes collègues, de nos amis et certains membres de nos familles. Mais dans les faits, nous avons décidé qu’il était préférable que je reste à la maison au moins les deux premières années de notre fils.

La décision a été très facile à prendre devant la pénurie de garderies décentes. Je ne m’imaginais pas le laisser 50h par semaine dans un endroit plus ou moins reconnue par l’État avec des éducatrices qui ont peu ou pas de formation en puériculture. Donc, le choix s’est imposé de lui-même.

Ce que je trouve ardu, c’est la suite des choses… Je réalise que je suis dorénavant la mère qu’à l’époque je regardais avec « pitié ». Celle qui se promenait avec un jean défraîchie, un t-shirt déformé et les cheveux qui aurait grandement besoin d’une coupe. Cette femme au foyer qui vie à un rythme d’une autre époque, qui passe la majeure partie de son temps à cuisiner et nettoyer…Bon je caricature, je sais, mais vous conviendrez avec moi qu’à moins d’avoir une nanny et le temps d’aller se prélasser au spa  toute la journée, être maman à la maison c’est,  a priori, pas très glamour! Lire la suite

C’est pas le coup de foudre avec votre nouveau-né ?

5 Déc

Il est 21h passé et je suis complètement crevée. Ce soir, après avoir discuté avec une amie qui vient d’accoucher, j’ai eu envie d’écrire sur le principe « d’attachement » entre la mère et son nouveau-né… mais honnêtement mes neurones ne me le permettent plus à cette heure, cependant, ce n’est que partie remise. 

En entendant, je vous propose de vous re-diriger vers le texte d’une blogueuse qui vous permettra de déculpabiliser si quelques semaines après votre accouchement vous réalisez que vous n’êtes pas au 7e ciel comme vous l’avez si souvent imaginé lors de votre grossesse. L’extase tant attendu est remplacé par de la fatigue chronique, des moments d’inquiétude, une lassitude taboue…

Pas de stress …c’est TEMPORAIRE et beaucoup plus commun qu’on ne l’imagine.

Voici un extrait du texte en question :

« Et bien, le buzz de la nouveauté s’est dissipé et je comprends maintenant toute la portée du mot “abnégation”. Sans blague, c’est fucking exigeant s’occuper d’un bébé tout neuf, complètement dépendant de toi. C’est probablement la chose la plus difficile que j’ai eu à faire. Des fois, je me sens sur une job de gardiennage éternelle et bénévole où les parents auraient oublié de revenir. C’est cliché mais tu donnes, tu donnes, tu donnes, sans rien recevoir en retour. OK elle sourit quelque fois, elle fait des drôles de sons, ça fait du bien… mais ça compte même pas: elle le fait pas consciemment!  »

Pour la suite c’est par ICI.

Retourner aux méthodes ancestrales ?

4 Nov

Voici un sujet qui me brûle les doigts depuis quelques jours mais par  manque de temps, je n’arrive jamais à le poser sur clavier. Alors voilà, je suis tombée sur ce texte qui m’a porté à réfléchir. Le titre en dit long : CaveMom stop telling me to co sleep, Please! Traduction libre : Femme de cro-magnon, fiches-moi la paix avec le co-dodo, svp ! L’auteur du billet est vraisemblablement excédée par les résultats d’une série d’études scientifiques récentes qui démontrent que plus les parents retournent aux méthodes ancestrales pour s’occuper de leurs nouveaux-nés plus leurs enfants développeront d’avantage d’empathie, seront plus intelligents et plus équilibrés.

Par méthodes ancestrales on entend :  Lire la suite

Avoir un orgasme en accouchant ?

30 Oct

Vers le début du dernier trimestre de ma grossesse, je ne pensais qu’à une chose : l’ACCOUCHEMENT. Tel une olympienne, j’ai pratiqué plusieurs méthodes de respirations, de positions, d’auto-hypnose … Je suis allée voir un acupuncteur, j’ai lu ou visionné tout ce qui ce faisait sur le sujet. J’ai même obligé chéri à devenir un expert de la méthode Bonapace ( qui m’a beaucoup aidé d’ailleurs lors des contractions ). 

Parmi tout ça, j’ai été surprise par Orgasmic Birth, un documentaire sur l’accouchement non-médicamenté.  On y apprend qu’on peut prendre son pied lors de la venue au monde de son enfant. Mieux encore, on peut même atteindre l’orgasme. Dans ce documentaire, plusieurs femmes se tortillant non de douleur mais de plaisir entre chaque contraction. Bon, est-ce que ça arrive souvent ? Est-ce que ces standards sont réalisables pour toutes ? Je ne sais pas. Mais, ce petit film a le mérite de nous mettre de belles images d’accouchement en-tête avant le grand jour.  Tout commence par la pensée à ce qu’on dit. Quoi qu’il en soit, en voici quelques extraits :

On fait quoi quand on en a vraiment marre ?

29 Oct

C’est l’un des plus grands tabous de la maternité, surtout pour les nouvelles mamans, d’avouer que ça leur arrive d’en avoir vraiment marre. Marre de prendre soin 24 /7 d’un autre être. C’est que l’équation est assez simple : le  manque de sommeil + les tâches ménagères qui s’empilent + le peu ou pas du tout de loisirs + bébé qui fait ses dents et / ou pas ses nuits = une équeurantite aïgue.

C’est tellement facile d’oublier de prendre soin de soi, de prendre quelques heures par semaine ( par jours c’est peut-être pas très réaliste…mais certaines y arrivent ) juste pour soi.  Les mois passent et on finit par oublier ce qu’on faisait avant bébé. Comment se divertissions-nous déjà ? Quels étaient nos pêchés mignons ? Si tel est votre cas voici quelques idées pour prendre soin de vous et prendre une pause vraiment bien méritée. 

  • Aller chez le coiffeur
  • Aller au spa ou chez l’esthéticienne
  • Prévoir un souper de filles
  • Faire les boutiques ( sans rien acheter à bébé, svp )
  • S’inscrire à un cours de n’importe quoi : danse, photo, dessin, langue
  • Aller au Gym
  • Faire garder bébé quand c’est possible.

Bref, l’idée c’est de sortir de cette routine qui peut parfois sembler infernale et prendre soin de soi.

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